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REPETITIONS DES MANIFESTATIONS : Le calvaire des petits commerçants

06 mois après le début de la crise politique au Togo, pendant de solutions en vue. Le dialogue annoncé est devenu une arlésienne et les Togolais sont suspendus aux bons desiderata de la classe politique. Pendant ce temps, l’activité économique tourne au ralenti et les petits commerçants, dont les activités sont logées sur le parcours des différentes manifestations pâtissent des marches répétitives. Reportage.

 

Dékon. Grand carrefour commercial du centre ville de Lomé. Ici presque tout se vend et s’achète, une ville dans la ville, habituellement  bouillonnante d’activités. Ce jeudi, la circulation qui y est souvent difficile est quasi normale, les boutiques vides. Les commerçants ont presque tous le regard ailleurs, quasi  absents. Ils sont soucieux. Depuis plusieurs mois, les clients ont déserté Déckon. Pourtant, les magasins sont bien achalandés. La faute ? Bien évidemment à la situation sociopolitique. «  En cas de crise, les gens consomment moins. Ils préfèrent économiser car ne sachant pas de quoi demain sera fait ; sauf pour les dépenses de première nécessité » explique Koudjo, un ancien de la place.

 

Cette attitude des consommateurs n’est pas la seule explication  du ralentissement des activités à Dékon. «  Toutes les manifestations ou les marches  de l’opposition passent ou chutent à Dékon. Du coup, nous sommes obligés de baisser les rideaux , par peur qu’on dise que nous ne soutenons pas le mouvement , ou que nos boutiques soient vandalisées ou pillées » révèle Amirou, qui répare les téléphones.  «  De toutes façons, dès qu’on annonce des marches, plus aucun client ne s’aventure dans la zone tient-il à préciser. Or, depuis 6 mois, quand on fait le compte du nombre de manifestations qui ont lieu, quasi-hebdomadaires, on peut se rendre compte du calvaire de ces commerçants.

 

PERTES SECHES :

Pour Myriam, c’est toute une zone qui est en difficultés, avec des conséquences économiques  et sociales et  son lot de pertes d’activités, de chômage, de délinquance. « Au plus fort de la crise, nos pertes pouvaient s’évaluer à 80% de notre chiffres d’affaires habituels. Même s’ils sont moins importants aujourd’hui, ils restent quand même élevés, à plus de 50%. Vous connaissez beaucoup d’affaires qui peuvent survivre à cette situation » fulmine le propriétaire d’un des plus importants magasins de Dékon, qui a préféré garder l’anonymat par peur de représailles.

Ce qu’ils réclament, à l’instar de « Mouss » et de « Djovi », c’est de diversifier les itinéraires des marches afin que ce ne soit pas les mêmes qui en paient le prix. «  Dans cette zone, la plupart sont de petits commerçants qui survvivent presque au jour le jour grâce à  leurs activités. Ils sont d’ailleurs plutôt réceptifs au discours de changement soutenu par l’opposition. Mais bizarrement, c’est d’abord eux que cette opposition pénalise en faisant passer ses marches toujours ici. C’est pareil pour ceux qui sont dans la zone Bè et Gakpoto. Faure et ses amis n’habitent pas ici. Leurs affaires ne sont pas à Dékon. Si les opposants veulent les mettre en difficultés, qu’ils aillent faire leurs marches là où ça va les bloquer aussi. Pas tout le temps chez nous les pauvres gens » proteste « Djovi » qui se décrit comme un ancien lanceur de pierres, « reconverti en business man de téléphones mobiles ».

De fait, les commerçants installés sur les itinéraires qui varient peu depuis août , décrivent la même situation et appellent les leaders de l’opposition à prendre en considération leur appel, pour «  ne pas laisser mourir des soutiens potentiels ».

Car comme le souligne Da Afi, pendant ce temps,  malgré la chute vertigineuse de leurs chiffres d’affaires et sans visibilité sur la sortie de crise, les commerçants doivent faire face à leurs charges qui elles ne baissent pas. «  Il n’est pas rare maintenant que dès 7 h du matin, le bailleur vienne vous attendre devant votre boutique pour réclamer le loyer » apprend-elle. «  Crise , mévente ou pas, peu lui importe. Il faut payer sinon il donne le bail à quelqu’un d’autre » raconte-telle. La solution ? Que les acteurs politiques trouvent rapidement une issue à cette crise qui dure trop longtemps , souhaitent-ils tous.

Car «  nous ne sommes pas des politiciens. Et un combat sensé nous apporter un meilleur vivre ne doit pas à ce point nous être préjudiciable » rappelle-t-il. En attendant, que « l’opposition trouve d’autres itinéraires »  estime Kouma , tandis que sa voisine s’en remet à Dieu, «  pour sauver son businesses. » Et pourquoi pas le Togo. La charité bien ordonnée commence par soi, en effet.

JOËL AHOAHOME AGBEMELO-TSOMAFO :Le patron de l’évaluation environnementale francophone

A l’international, l’une des marques de fabriques du Togo est de disposer d’un certain nombre de cadres à l’expérience avérée et à l’expertise pointue. C’est sans doute dans cette catégorie, qu’on peut classer le juriste environnementaliste,  directeur du cabinet JAT Consulting SARL et président du Secrétariat international francophone pour l’évaluation environnementale (SIFÉE).

 

 

 

C’est en 2007  que Joël AGBEMELO après des études et une riche expérience au Canada revient au Togo, pour mettre ses compétences au service de son pays.  Mais aussi et surtout pour aider les nombreux promoteurs de la zone franche  qui font face à une question récurrente, l’absence d’une expertise avérée,  avec un accompagnement sur les questions environnementales logées dans différents projets.  C’est donc dans un contexte de mondialisation des enjeux environnementaux et d’une demande de plus en croissante en expertise environnementale en Afrique, que JAT Consulting est créée en 2008

 

Le cabinet est spécialisé en environnement et en droit.  Il  s’est distingué  au cours de sa première année d’existence par son apport significatif dans l’efficacité, la qualité et la rapidité des études environnementales au Togo.

 

Les domaines d’interventions du cabinet sont variés. Ils vont de l’installation et l’accompagnement des systèmes de management environnemental et santé sécurité au travail, aux études d’impact environnemental et social, en passant par l’Audit environnemental et les études de développement. JAT Consulting travaille également sur contrôle génie civil, les espaces verts, la formation, le droit de l’environnement, l’assistance et le conseil en environnement et la sociologie environnementale.

 

S’appuyant sur une équipe pluridisciplinaire interne et ainsi qu’une base de données de consultants africains, JAT Consulting a réalisé plusieurs missions en études d’impact environnemental et social en audit environnemental, en étude de développement, en droit et en installation du système de management de l’Environnement suivant les références ISO 14001 et BS OHSAS 18001.

 

« Notre innovation, en plus d’apporter une expertise pointue aux entreprises et à nos clients,  est l’accompagnement permanent que nous leur offrons pour la mise en œuvre du plan de gestion environnementale que nous leur proposons », explique Joël AGBEMELO.  Qui souligne que sa société dispose d’outils rares de gestion de l’environnement qui font d’elle un acteur incontournable sur l’échiquier africain.

 

 

 

Porté à  la tête du SIFEE

 

L’expertise de monsieur AGBEMELO  est reconnue à l’international. En témoigne sa récente élection à la tête du Secrétariat international francophone pour l’évaluation environnementale (SIFÉE) Le Secrétariat international francophone pour l’évaluation environnementale (SIFÉE) est une organisation non gouvernementale internationale qui regroupe plusieurs personnes et organisations intervenant dans le domaine de l’évaluation environnementale avec près de 3000 praticiens originaires de toutes les régions de la Francophonie.

 

Le SIFÉE a pour principale mission de promouvoir l’évaluation environnementale dans l’espace francophone. Pour ce faire, il initie et met en œuvre des actions qui visent à renforcer la compétence des spécialistes et décideurs œuvrant dans les secteurs de l’évaluation environnementale, de la participation publique et du développement durable en favorisant les échanges et en établissant des liens. Les activités phares qui contribuent à l’animation de son réseau sont entre autres : un Colloque international annuel, une École d’été en évaluation environnementale, des formations spécialisées, la production et la diffusion de publications scientifiques.

 

 A juste titre d’ailleurs, son mandat à la tête de l’institution est placé sous le thème de l’« Innovation et de la cohésion, dans la continuité ».

 

 

La presse en ligne désormais officiellement reconnue par la HAAC

"Les organes de presse écrite en ligne sont soumis à une déclaration auprès de la HAAC, tandis que les organes de presse audiovisuelle (WebRadio ou WebTV) sont soumis à une autorisation de la HAAC", c'est ce qui ressort en substance du communiqué rendu public par la HAAC, ce mardi 23 janvier.

En effet, la presse en ligne est l'une des plus actives et des plus dynamiques dans le paysage médiatique togolais. Et pourtant, elle était longtemps considérée comme le rejeton des médias car ne disposant pas de textes réglementaires qui la régit. Cette situation empêche d'ailleurs la presse en ligne de bénéficier de l'aide de l'État à la presse

Et pourtant, conformément à la loi organique n°2004-021 du 15 décembre 2004, modifiée, la HAAC a adopté le 10 novembre 2017,la décision portant modalités de création et  d'exploitation des organes de presse en ligne.

Cette décision prise par le nouveau président de la HAAC, Wilbronde Telou, vient marquer un nouveau tournant dans la marche vers la légalisation de la presse en ligne.

L'Université de Lomé de nouveau en proie à des agitations, Prof. Kokoroko avertit

L'Université de Lomé semble n'en avoir pas fini avec les mouvements de grèves estudiantines. Elle a encore été ce mardi 23 janvier, le théâtre d'affrontements entre les étudiants conduits par le Mouvement pour l'épanouissement de l'étudiant togolais (MEET), la Police universitaire et plus tard la Police Nationale, notamment avec des jets de pierres et des courses poursuites sur le Campus de Lomé. 

Et pourtant, les termes de cette Assemblée générale avaient été conclus avec les autorités universitaires."On s'est convenu que l'AG se tiendra sur le terrain derrière l'amphi 20 ans. En ce jour, le MEET change de ligne consensuelle et dit tenir son AG sur le balcon de l'amphi 600 avec délogement des étudiants et perturbations des cours", peut-on lire dans une correspondance adressée ce mardi par le Prof. Dodzi Kokoroko. 

Un revirement de situation que le Président de l'Université de Lomé a condamné et faite réprimée par la Police universitaire (COPUL) afin de ramener le calme. "Devant ce retournement spectaculaire et irresponsable, la police universitaire s'est interposée car les AG n'ont plus vocation à empêcher le déroulement des cours magistraux et TD."

Mais, la Police universitaire n'ayant pas l'artillerie nécessaire pour faire face aux jets de pierres récurrents des sympathisants et adhérents du MEET, c'est la Police nationale qui a été sollicitée par les autorités universitaires pour mettre fin à la débandade et ramener le calme sur le Campus.

D'aucun croyaient que la marche de modernisation qu'a entrepris l'Université de Lomé calmera les tensions, mais le MEET est loin de rendre son tablier. Le Président de l'Université pour sa part, tout en reconnaissant que beaucoup reste à faire, invite "(...) chaque Togolais(e) à accompagner le renouveau sur le campus de Lomé, en élevant le débat en

avenir du Togo".

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